Présentation PowerPoint - Dominique Potier

Favoriser un investissement collectif dans la prvention Le Le besoin besoin de de dvelopper dvelopper lconomie lconomie de de la la prvention prvention en en France France

Toul - 9 dcembre 2016 Pr Benot Vallet Directeur gnral de la sant 1 Argumentaire gnral En ltat actuel Des indicateurs de sant et dingalit de sant au sein de la population, Des dterminants de sant,

De lefficacit et lefficience des programmes et actions de protection et de promotion de la sant, De lorganisation du systme de sant, Investir dans la promotion de la sant et la prvention est une dcision Rationnelle, vidente, Pour ce faire, un argumentaire base sur les bnfices sanitaires et sociaux ainsi que des donnes

dordre conomique semble indispensable pour en faire un investissement collectif. 2 Plan 1. La sant et ce qui linfluence 2. Lapproche intersectorielle de la sant 3. La prvention dans le systme de sant 4. Un investissement collectif dans la prvention 5. Lconomie de la prvention comme soutien au pilotage des politiques sanitaires 3

1. La sant et ce qui linfluence 4 La sant La sant donne la personne le pouvoir didentifier et de raliser ses ambitions, satisfaire ses besoins, et voluer avec son milieu ou sy adapter (OMS Charte dOttawa 1986)

La sant est un tat physique et mental, relativement exempt de gne et de souffrance, qui permet l'individu de fonctionner aussi efficacement et aussi longtemps que possible dans le milieu o le hasard ou le choix l'ont plac (R. Dubos 1985) 5 Ltat de sant selon les indicateurs disponibles Ltat de sant dune population est habituellement rsum par une srie dindicateurs objectifs et/ou subjectifs , transversaux et/ou spcifiques . POINTS +

Esprance de vie la naissance leve = 85 ans (F) et 78, 9 ans (H) (projection INSEE 2015 ; 5 me OCDE donne 2013) Esprance de vie aprs 65 ans la plus leve dEurope (= 21,5 ans ; 2me OCDE donne 2013) POINTS Annes de vie en bonne sant 65 ans et une sant perue dans la moyenne OCDE Mortalit prmature (<65 ans) plus leve que dans la plupart des pays comparables 6 Ltat de sant selon les indicateurs disponibles

POINTS Selon les donnes de lOCDE, la France se trouve ainsi en situation dfavorable au niveau : - de lincidence des cancers , - de la mortalit par cancer, - de la mortalit par suicide, - de la prvalence du diabte, - des facteurs de risque majeurs que sont la consommation de tabac et dalcool Persistance de diffrences importantes pour les indicateurs de 7 sant entre catgories sociales et territoires

Le Global Burden of Disease : Les travaux de lquipe de Murray http://www.healthdata.org/about/team 8 Le Global Burden of Disease : Les travaux de lquipe de Murray http://www.healthdata.org/about/team 9 Le Global Burden of Disease :

Les travaux de lquipe de Murray http://www.healthdata.org/about/team 10 Le Global Burden of Disease : Les travaux de lquipe de Murray http://www.healthdata.org/about/team 11 Le Global Burden of Disease : Les travaux de lquipe de Murray

http://www.healthdata.org/about/team Tendances lourdes : Grande stabilit dans le classement des pathologies, facteurs de risque, en termes de RANG Place prdominante des maladies non transmissibles En termes des facteurs de risques, poids important depuis des annes du tabac, alcool, alimentation, activit physique, condition de vie et de travail Dclaration de lAssemble plnire de lONU, septembre 2011 : LOrganisation mondiale de la Sant (OMS) a identifi les maladies cardiovasculaires, les cancers, les maladies respiratoires chroniques et le diabte comme tant les quatre principales maladies non transmissibles. [] Les maladies non transmissibles ont en commun quatre facteurs de risque: le tabagisme, la sdentarit, lusage nocif de lalcool et la mauvaise alimentation.

En adoptant cette Dclaration, les tats Membres se sont donc engags prendre des mesures visant rduire les facteurs de risque et crer des environnements sains, par exemple en appliquant les stratgies et accords internationaux pertinents, tels que la Convention-cadre de lOMS pour la lutte antitabac. Ils ont aussi encourag la formulation de politiques publiques 12 multisectorielles propres crer des environnements propices. Pas de politiques sant sans approches territoriales fines Ex. des ingalits de sant selon les territoires Taux de suicide

standardiss dans les grandes rgions franaises (2012, pour 100 000) Source : Observatoire national du suicide 13 2. Lapproche intersectorielle de la sant 14

Les principaux dterminants de la sant Cadre conceptuel de la sant et de ses dterminants, MSSS Qubec, 2010 15 Importance relative des dterminants de la sant 16 Consquence : tous acteurs de la sant

Population, patients, associations de sant et de patients (2,5 millions de professionnels, prs de 50 mtiers et 250 000 tudiants en formation potentiellement concerns) Professionnels de sant, tablissements de soins et mdico-sociaux Administrations, collectivits territoriales Organismes de la protection sociale et les complmentaires Entreprises du secteur sanitaire Enseignants Entreprises des autres secteurs En toute connaissance de cause ou sans le savoir Le secteur de la sant ne peut, lui seul, assurer le cadre pralable et futur le plus propice la sant. La promotion de la sant exige, en fait, l'action coordonne de tous les intresss : gouvernements, secteur de la sant et autres secteurs sociaux et conomiques, organisations non gouvernementales et

bnvoles, autorits locales, industries et mdias. (Charte dOttawa) 17 La coordination et la production intersectorielles de la sant

Runions bilatrales Les RIM Les accord-cadre Les commissions de concertations Les plans interministriels Le Comit interministriel pour la sant -> Dcret 18 juin 2014 Les Commissions de coordination des politiques publiques (ARS) Article D1432-4

Les valuations dimpacts sanitaires (EIS) Etc. 18 Limites de lapproche curative : Lexemple de WALLIS & FUTUNA Crmonie du Kava avant 1945 Novembre

2014 Enfants ge 9 15 19 19 ans Wallis & Futuna Avant 1945 Aujourdhui 20

20 Surpoids et obsit WALLIS & FUTUNA Occidentalisation du mode de vie - American Way of Life post 1945 : arrive des GI, du dollar Manger bien, cest manger beaucoup Le surpoids, cest tre fort et en forme La fin de la corve Surcharge 84,3% chez les hommes, 90% chez les femmes Obsit 52,9% chez les hommes, 66,4% chez les femmes Source Commission du pacifique Sud

OMS 21 21

Esprance de vie : 74 ans (vs 82,7 ans) Diabte : 17% de la population (vs 4,5%) Evolution diabte : taux de prescription dhmoglobine glyque a doubl depuis 2008, 82% des rsultats sont hors normes Insuffisance rnale aprs 64 ans : 20,1% des hommes et 16,2% des femmes Leptospirose : + de 50 cas / an (20 fois +/mtropole) 22 22 Quel Projet pour Wallis & Futuna?

Amliorer la prise en charge du diabte et de linsuffisance rnale? La prise en charge du cancer? Renforcer limagerie mdicale? Renforcer lhmodialyse? Renforcer le traitement de la leptospirose? Dvelopper la chirurgie bariatrique? Intervenir massivement sur les dterminants de sant selon une approche intersectorielle !

Education pour la sant Information nutritionnelle Renforcement de lactivit physique Lutte contre le tabagisme et la consommation excessive dalcool 23 23 3. La prvention dans le systme de sant 24

Un systme sanitaire 95% curatif Systme socioconomique Systme sanitaire CURATIF - PPS et VSS sont peu dveloppes - Loffre de soins est faiblement protge des effets ngatifs des 25

25 dterminants Un systme sanitaire davantage prventif Systme socioconomique PPS Systme sanitaire PPS-CURATIF - Rquilibrage des ressources entre PPS et soins source

de gains defficience dans loffre de soins : 26 26 hypothse charte Un systme sanitaire qui protge et qui se protge Systme socioconomique PPS Systme

sanitaire PPS-VSSCURATIF - Systme sanitaire rquilibr (ressources supplmentaires + gains 27 27 defficience du

Focus sur les dpenses de prvention = 15 Mds= 6% des dpenses courantes de sant (257 milliards) 28 Avant tout de la prvention individuelle 29 L Assurance maladie 1er financeur 30

LEtat 1er financeur prvention collective 31 4. Une investissement collectif dans la prvention 32 32 Promotion de la sant et prvention : efficacit sanitaire et conomique

Plus de 50% de la charge de morbidit (global burden of disease) pourrait tre vite en agissant en amont sur les dterminants et les facteurs de risque -> Selon une tude publie en 2008, faire de lexercice physique rgulirement, manger suffisamment de fruits et lgumes, boire modrment de lalcool et ne pas fumer de tabac permettrait daugmenter lesprance de vie de quatorze annes [Khaw K.-T, 2010] Cet investissement en amont est le plus efficace dun point de vue sanitaire et le plus efficient en termes de dpenses publiques

-> Selon ltude de Stuckher et collaborateurs ralise dans 15 pays europens entre 1980 et 2005, alors quil faudrait consacrer 10 000 $ de dpenses de soins pour rduire de 1% la mortalit gnrale, seuls 100 $ de dpenses sociales (= approche prventive) seraient ncessaires pour obtenir le mme rsultat [Stuckler D, 2010] 33 33 Littrature internationale sur la cotefficacit de la prvention Cohen et al, sur les 279 mesures prventives values [1] : 20% saccompagnaient dune rduction des dpenses pour une efficacit au moins quivalente celle du soin, 12% prsentaient un ratio cot-efficacit infrieur

10 000 $ par anne de vie ajuste sur la qualit (QALY) gagne, 34% un ratio cot-efficacit compris entre 10 000$ et 50 000$ par QALY, Seules 7% se traduisaient par une augmentation des cots sans amlioration (ou avec une dtrioration) de la sant. Les ratios cot/efficacit des traitements curatifs valus se distribuent de faon similaire. 34 34 Littrature internationale sur la cotefficacit de la prvention

A. Chokshi and A. Farley, sur 59 mesures environnementales (physiques et sociales) values [2]: 45 % saccompagnaient dune rduction des dpenses, 16 % prsentaient un ratio cot-efficacit infrieur 10 000 $ par anne de vie ajuste sur la qualit gagne, etc. En 2011, le NICE a publi un article qui classe 200 interventions de sant publique selon leur ratio cot-efficacit [3] : 15% de ces interventions rduisaient les dpenses (l'intervention est au moins aussi efficace et moins chre que la comparaison), 74% taient considres comme cot-efficaces (<30 000 par QALY). 35 35

La notion de retour sur investissement (exemple Suisse) Source: Rapport de synthse Evaluation conomique des mesures de prvention en Suisse de lIRENE, Universit de36 36 Neuchtel 5. Lconomie de la prvention comme soutien au pilotage des politiques sanitaires

37 37 Multiplication des travaux en France Travaux rcents ou en cours Estimations des cots sociaux des facteurs de risque Par exemple dernirement sur le surpoids : 20 Mds [DGTrsor, sept 2016] Comptes nationaux de la prvention (Drees) o Affinement des comptes pour y inclure les dpenses de prvention ville (9,3 Mds) et hpital (CBSM) en sus de la prvention institutionnelle (5,9 Mds = 90 /personne = 2,2% dpense courante de sant)

o Refonte des catgories de sant au sein de lenveloppe globale pour coller avec les indicateurs sanitaires (prvalence tabagisme <-> dpense dans la lutte contre le tabagisme) Drees-DGS 38 38 Analyse cot efficacit de la prvention : exemple du sevrage tabagique Comparaison aux autres traitements prventifs CV rembourss: (CV=cardiovasculaire)

1 PIB/capita 30 000 3 PIB/capita= 90 000 Source: Les mthodes conomiques dans lvaluation des interventions de sant publique, 3me sminaire de laction coordonne de la recherche interventionnelle 39 en 39 sant publique, Vers un rfrentiel des donnes probantes en France

Des modles internationaux, incluant des donnes conomiques, suivre : lexemple US http://www.samhsa.gov/nrepp 40 Autre exemple amricain 41 Linitiative franaise : projets en cours

ANSP : cration d'un registre sur les donnes probantes - prometteuses en PPS sur la base des diffrents exemples internationaux et des travaux en cours au sein des diffrents acteurs, etc. Parmi les contributeurs membres du groupe de travail, il y aurait notamment : SFSP, ARS, IRESP (Cerresp), Inca, Mildeca, EHESP (BDSP), UIEPS,... L'hbergement de cet outil serait l'ANSP avec des liens sur/vers les sites des contributeurs. EHESP : accompagnement, formation la production et lutilisation des donnes probantes. Parmi les contributeurs membres du groupe de travail, il

y aurait notamment : FNES, IRESP (Cerresp), ARS, ANSP IRESP : dveloppement de la recherche interventionnelle (cf. action coordonne en cours). 42 Projet stratgique DGS

Ces diffrents lments de prsentation ont t inclus dans le projet stratgique de la DGS : Enjeu 1 : Dvelopper linvestissement collectif dans la promotion de la sant et la prvention Actions : 1, 2, 3, 5, 6, 7, 8, 10, 11. http://social-sante.gouv.fr/IMG/pdf/projet_strategique_dgs.pdf 43 Merci de votre attention !

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